Noel Gallagher @ The SSE Hydro – Glasgow

Le week-end dernier, j’ai pris le risque de sortir de la zone 2 de Londres pour aller jusqu’à Glasgow. C’est un peu comme aller au-delà du périph pour un Parisien mais en pire, genre en lui imposant un séjour à Berck-plage mais sans la mer, et je suis donc restée trois jours du côté industriel de l’Ecosse snobant avec joie la très posh Edinburgh. Oui, avec joie, bonheur et plaisir intense puisqu’il s’agissait pour moi d’aller voir ce que donne le nouvel album de Noel Gallagher – que j’aime d’un amour pur et sincère depuis que j’ai 14 ans – en live.
Last weekend, I risked my own life going beyond London zone 2 for a trip to Glasgow. It’s just like asking a Parisian to go beyond the Périphérique – some say you need a passport and your vaccinations done to survive over there – for a trip to Berck-plage without the beach. So I went to the industrial side of Scotland, snubbing with delight the posh Endinburgh. Yes, it was with joy, happiness and an intense pleasure I spent 3 days over there as it was to see and hear Noel Gallagher’s new songs live – and I love him sincerely and deeply and purely since I’m 14.
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 (Scroll down for English version)

Donc Noel Gallagher en live, trois ans après son premier album solo et six ans après avoir refermé le chapitre de la britpop en mettant fin à Oasis, ça donne quoi? Du bon, du très bon, du très très bon, et aussi du chiant un peu, mais sinon, on n’aurait aucune bonne raison d’aller à la source de vie a.k.a le bar pour remplir sa pinte. Je ne suis pas super fan de “Chasing Yesterday”, non pas parce que l’album est mauvais mais parce que je trouve que Godlike Genius peut faire bien mieux. Ceci étant dit, j’ai un peu (beaucoup) de mal à résister à l’envie de le voir sur scène et puis je n’avais jamais mis les pieds à Glasgow, donc en voiture Simone…
Il est arrivé sur “Shoot A Hole Into The Sun”, le remix de “If I Had a Gun” du précédent album, acclamé comme il se doit par 13 000 spectateurs qui n’attendaient que lui pour jeter leurs pintes en l’air. Pas de place à la parole, on ne va pas se dire bonjour non plus ni se claquer la bise, c’est pas le genre de la maison. On est là pour jouer alors on y va et c’est “Do The Damage” qui lance les hostilités. Bonne tentative d’échauffement qui sera vraiment initiée par “(Stranded On) The Wrong Beach” – qu’on finit tous par prononcer “bitch” c’est plus rigolo.
Noel Gallagher est accompagné par des choeurs derrière lui qu’on ne voit pas vraiment, mais surtout qu’on n’entend pas. Le vrai choeur ici, c’est le public. Il n’aurait même pas besoin de chanter, tout juste de jouer, tant tout le monde connaît les paroles par coeur. Après “Everybody’s On The Run”, il est temps de revenir aux fondamentaux. Sur fond visuel nostalgique, il nous sort un “Fade Away” tout simplement magique. Et d’autant plus magique grâce à l’ambiance et l’atmosphère que le public de Glasgow est capable de donner. Les paroles prennent en effet aux tripes dans cette ville ouvrière aux accents mélancoliques.
Mais a-t-on vraiment le temps de souffler? Pas vraiment. Il enchaîne avec “In The Heat Of The Moment”, issu de son nouvel album, qui fait se lever les fainéants des gradins et sauter la fosse. Il parle peu, mais se fend de quelques petites blagues et rend hommage à ce public de lads qui semble le surprendre par sa ferveur – il en fera part quelques jours après sur son blog.
“Lock All The Doors”, la pression retombe, puis arrive “Riverman”, qui est le titre qui m’exaspère le plus. Le problème, c’est que je ne sais pas si je dois me réjouir de savoir déjà le jouer à la guitare puisqu’il s’agit des accords de “Wonderwall” ou bien si je dois pleurer en me demandant “mais bordel de putain de bordel de merde la pute tu nous revends “Wonderwall” avec à peine un peu de Ripolin par dessus, mais POURQUOI t’es aussi cruel”. C’est en fait un peu comme si vous ne vouliez pas que le monde entier voit que vous portez la même chemise depuis 20 ans donc vous mettez un pull par-dessus mais pas de bol ça se sent. Donc, ce titre m’énerve et donc je vais chercher à boire parce que ça, ça m’énerve moins.
Je suis de retour pour “The Death Of You And Me” – ils servent vite et bien en Ecosse – “You Know We Can’t Go Back” me passe un peu au-dessus – grâce notamment à la jeune fille pas loin qui n’aurait pas dû accepter cette 13e pinte, 13 ça porte malheur, on ne le dira jamais assez. Et, AAAAH, comme dans MAAAAHHH-GIE: “Champagne Supernova”. Instant de grâce. Ca crie de partout “Noel G”, les bras sont levés, les spots sont bleus, Noel Gallagher lève le doigt au ciel en entendant son nom. Oui, mec, tu es Dieu, je m’incline. Cette version était tout simplement un instant à part – et Dieu sait que je l’ai souvent entendue en live.
L’autre moment de grâce arrive avec un autre classique d’Oasis, “Digsy’s Dinner”. Là, tout le monde est devenu fou. Pour une raison que j’ignore encore, on s’est tous mis à se sauter dessus en faisant voler les pintes pleines. La magie était toujours présente pour “If I Had A Gun” – qui est une putain de trop belle chanson.
Le rappel était aussi un climax émotionnel avec “Don’t Look Back In Anger”. On a fini de perdre définitivement la raison sur “AKA… What A Life!”. Et on était carrément transporté dans un autre monde pour “The Masterplan”.
Et vous? Where were you while I was getting high?
So Noel Gallagher live, 3 years after his first solo album and 6 years after splitting Oasis and closing the Britpop chapter, how is it? It’s good, very good, very very good, and a little bit boring but hey, you need a good reason to reach the fountain of life a.k.a the bar to fill your empty pint at one point. I’m not a huge fan of “Chasing Yesterday”, his last solo album, not because it’s crap but because I was expecting more than that. But still, I can’t really resist to book a ticket when his on tour and anyway I never visited Glasgow, so…
He arrived on “Shoot A Hole Into The Sun”, the remix from his first album of “If I Had A Gun”, acclaimed as he should be by 13.000 people who were just waiting for him to start throwing their pints all over the place. No talk, that’s not how we do things here anyway. We’re not there to give a kiss on each cheek and talk about the weather. We’re here to play and sing, so just do it or more precisely “Do The Damage”. Great start for a warm up followed by “(Stranded On) The Wrong beach” – I ended up saying “bitch”, funnier. Noel Gallagher had a choir behind him, but actually what for, as everyone sings along. He could just stand here playing his guitar and let us sing, the real choir is the audience. After “Everybody’s On The Run”, it’s time to go back to the basics with “Fade Away”. And what a “Fade Away”. It’s just magic. The magic is here of course because of the song itself but the audience gives a true atmosphere you can’t find anywhere else but in Glasgow. The lyrics take you to the guts in that melancholic city from Up North.

Time to breathe? Not really. It’s time for “The Heat Of The Moment”, from his new album, and the lazy people in the seating area are now standing and the standing area is literally jumping. This song works well live. Fact. He doesn’t talk a lot but just to say the essential and praise the audience – as he confirmed it later here on his own blog.
“Lock All The Doors”, and it gets down a bit, then “Riverman” – THAT song. Why do I write “THAT song”? Because THAT song annoys me for one simple reason: I don’t know if I should be happy to know already how to play it on my guitar as it’s “Wonderwall” chords or if I want to ask him “But for fuck sake WHY are you playing Wonderwall again pretending it’s a new song?” It’s like wearing the same shirt for 20 years and putting a jumper on, but honestly everyone is seeing you’re a guy in a dirty shirt. So that song annoys me and so I’m going to the bar cause this is less annoying when I’m already annoyed.
I’m back for “The Death Of You And Me” – they’re very good at serving you quickly and perfectly well in Glasgow – I’m not really listening during “You Know We Can’t Go Back” – thanks to the girl who shouldn’t have accepted the 13th pint, 13 is bad luck anyway. And AAAH, like in MAAAAAH-GIC: “Champagne Supernova”. Moment of Grace. Everyone is yelling “Noel G”, hands up, spotlights are blue, Noel Gallagher is pointing his finger to the sky. Yes Man, you are God. Not Godlike Genius. Just G-O-D. This interpretation of “Champagne Supernova” is literally the best I’ve ever heard – and God knows I’ve heard Him live a lot these past two decades.
The other Moment of Grace is another Oasis song, “Digsy’s Dinner”. At that point, everyone is crazy. Or mental. For whatever reason, we start to jump on each others, pints are flying all over the place again. And “If I Had A Gun…” was the final blow – this is a fucking beautiful song.
We’re not disappointed with the encore starting with “Don’t Look Back In Anger”, followed by “AKA… What A Life!”. More? The last song: The Masterplan.
And you? Where were you while I was getting high?

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3 thoughts on “Noel Gallagher @ The SSE Hydro – Glasgow

  1. Ah mais je pense qu’on a tous cette relation hate/love avec The Chief: il peut très bien sortir de pures merveilles comme Champagne Supernova justement et puis produire des bouzes où on sent qu’il ne s’est vraiment pas foulé (même lui assume)! Et en concert c’est pareil: la fois où je l’ai vu, je l’ai détesté lorsqu’agacé, il a décidé de zapper Wonderwall pour passer directement à une version acoustique suuublime de Supersonic. Dur de lui en vouloir très longtemps en fait…

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