A night out: London vs Paris

Vous vous demandez à quoi ça ressemble une soirée à Londres et à Paris. Voici un petit guide comparatif d’un vendredi soir dans les deux villes.
Wanna know how it looks like to go out in London and in Paris? Here’s a quick comparative guide of a Friday night out in both cities.
ParisLondonNightOut3

5pm – London
La première pinte est déjà bue. La deuxième tournée est commandée. On en est encore au drink after work.
The first pint is already a good memory. Second pint on it’s way. It’s still the drink after work anyway.
17h – Paris
Plus qu’une heure et demi avant d’être en week-end. On regarde par la fenêtre du bureau tout en losant sur Paris London Style. Le boss est de toute façon parti.
Still an hour and a half to go before the weekend. You look through the window, you waist your time on Paris London Style. Anyway, the boss has already left.

7pm – London
Oops. Le temps passe trop vite. Vous avez 2 minutes pour choper le prochain overground/bus/train (le suivant est dans 26 minutes) et retrouver vos potes à votre pub habituel. 2 minutes pour finir la moitié de cette 5e pinte (ou 4e, à moins que ça ne soit la 6e?). On se bouche le nez et cul sec. Vous arrivez enfin à votre arrêt. Forcément, vous l’avez raté. C’est parti pour 25 minutes de Candy/Soda Crush et de Time Line Facebook et Instagram.
Oops. Time flies! You have 2 minutes left to take your overground/bus/train (the next one is in 26 minutes) and meet your friends at your local. 2 minutes to finish half of your 5th (or 4th, wait a minute, the 6th one?). No time to think. Just drink it. Obviously you missed your train/overground/bus. Let’s go for 25 minutes of Candy/Soda Crush and Time Line Facebook/Instagram.
19h – Paris
Après avoir laissé passer 4 métros bondés, vous êtes bien calés entre l’aisselle de votre voisin de gauche et le pied de celui de droite tout en essayant de ne pas coller votre visage à la barre poussée par le sac à dos du type derrière. Vous fermez vos yeux et penser à la bière qui vous attend et que vous avez bien méritée. Si seulement le chauffeur pouvait arrêter de freiner si brusquement toutes les 5 mn, ça vous arrangerait.
After seeing 4 métros awfully packed, you feel very well just between the armpit of the guy on your left and the feet of the guy on your right. Your main concern is to not touch the pole with your face, pushed by the bag of the guy behind you. You close your eyes and think about the beer you deserve so much. If only the driver could stop braking every 5 minutes, it would be great.

9pm – London
La mission: atteindre le bar. Mais qui donc sont tous ces gens qui vous empêchent d’accéder au gentil barman qui normalement vous fait sa petite danse armé de son torchon pour vous demander ce que vous voulez boire? Ah, le barman vous a vu. Il vous reconnaît. Sauvée, vous pouvez commander. Il vous a vu ramener les pintes vides et vous offre un shot. C’est à ce moment là que votre clone maléfique vous tapote sur l’épaule. Un regard suffit: mais oui, c’est une bonne idée ça le shot. Vous ressortez la CB pour commander une tournée de shots pour vous et vos potes.
The goal: reach the bar. But who the fuck are all these people avoiding you the access to the lovely barman, who usually takes your order with a very personnal dance with his tea towel in one hand? Cool, he saw you. He recognised you. You’re safe, you can order. He saw you bringing back the empty pints so he offers you a shot to thank you. That’s the moment your maleficient clone pokes you. One second later: of course shot is a brilliant idea! You give your debit card to the barman for a round of shots for you and your buddies.21h – Paris
Le bar, enfin. Vos amis, surtout. Vous avez réussi à braver le métro, ses musiciens qui reprennent les Gipsy Kings, le monsieur qui a confondu sa poche de pantalon avec la vôtre, les mecs qui n’arrivent pas à être assis tout en fermant leurs jambes, la chaleur, les odeurs, M. HeyMademoiselle et son ami M. SalopeTuSuces. La bière fraîche est à vous! Enfin, si vous arrivez à accéder au bar déjà bondé. Heureusement, comme on capte dans le métro parisien, vous avez pu commander votre breuvage à vos amis déjà là. Vive la technologie.
The bar, finally. Your friends, mostly. You succeeded to survive to the métro, its musicians singing/playing (well trying to) some Gipsy Kings songs, the guy who forgot your pocket is not his, the guys who can’t sit and close their legs at the same time, the heat, the smell, the Mr HeyMiss and his lovely friend Mr. GimmeABlowJobBitch. Fresh beer is yours! Well, if you can succeed to reach the bar completely packed. Hopefully, as there’s wireless in the parisian tube, you have been able to order your drink to your friends already here. God save the technology.

11pm – London
Pourquoi ils sonnent la cloche? Un oeil à votre smartphone. Et merde, ça ferme dans 45 minutes. Heureusement, vous connaissez ce bar au bout de la rue qui lui ferme à… A quelle heure déjà? Oh, peu importe, disons juste plus tard (vous n’avez aucun souvenir d’être partie de ce bar à la fermeture, c’est bon signe) et en plus c’est entrée libre, contrairement à tous les autres qui vont vous demander de payer minimum £5 pour ensuite avoir le droit d’acheter à boire. En attendant, il vous reste 45 minutes pour commander un dernier verre ici. Où est votre CB? Ah oui, au milieu de tous les reçus de ce soir dans votre portefeuille. On pensera à ça plus tard.
What the hell is that bell? A quick look at your smartphone. Fuck, it closes in 45 minutes. Hopefully you know that bar down the road that closes at… At what time already? Oh well, let say it closes later (you can’t remember leaving that one at the closing, it’s a good sign) and plus it’s free entry, which is a like going to Heaven compare to all the others asking you £5 at the door to allow you to spend more in drinks once inside. Anyway, 45 minutes, still time for a last drink here. Where is your debit card? Oh yes, right in the middle of your wallet among all these receipts for tonight. You’ll think about that later.
23h – Paris
Vous êtes enfin bien, il fait plus chaud d’un coup, la soirée se passe bien. Vous avez même réussi à rattraper votre verre que vous avez failli envoyer valser dans un mouvement explicatif pour appuyer vos propos face à ce charmant inconnu (ou pas, sa tête vous dit quelque chose, mais pas sûr). C’est alors que le charmant inconnu vous rappelle que vous êtes rentrés ensemble le week-end dernier et vous demande pourquoi vous l’avez planté au milieu de la rue. C’est une très bonne question. Il est temps d’aller retrouver vos amis l’air de rien. D’ailleurs où sont-ils? Forcément, dehors à fumer.
You’re finally fine, the atmosphere is a bit warmer, the night is great. You even succeed to save your drink from a fatal fall because you were explaining with loads of gestures what you were saying to that charming stranger (or not, his face is reminding you of someone or something, but who and what?). That’s when the charming stranger reminds you you left together last weekend but he’s asking you why you ran away and let him alone in the middle of the street. That’s a good question. It’s time to go and find your friends. About that, where are they? Obviously outside for a fag.

1am – London
Il pleut (ou il a plu, vous ne savez plus très bien) et vous cherchez votre arrêt de bus. Le bus de nuit londonien, cette invention merveilleuse qui va vous ramener chez vous en 30 minutes max et sans encombre. Vos jambes ont un peu de mal à vous porter, vous pestez contre les trottoirs qui ne sont pas entretenus par la mairie. Après vous être vautrée 5 fois sur les 100 mètres qui séparent le pub de votre arrêt, vous regardez le planning des prochains bus avec espoir, espoir tué dans l’oeuf quand vous voyez “Bus 24 dans 36 minutes”. Vous prenez alors votre smartphone pour un petit Candy/Soda Crush et poster quelques headlines sur Twitter/Facebook (ex: “ce pjknuutain de trlnjbottcjbdoir”). Vous en profitez aussi pour essayer de trouver le compte de ce type au bar à qui vous avez parlé et qui avait l’air très beau avec son chapeau. Un musicien/poète qu’il a dit en se présentant. Un premier bus passe, vous levez la tête alors qu’il part, c’était le vôtre. Vous n’avez pas vu que l’affichage avait changé pendant les 5 minutes que vous attendiez. C’est parti pour 30 minutes d’attente – ou pas. Cette fois, vous scrutez la route sans votre portable. Pas de bol, c’est bien 30 minutes.
It’s raining (or it rained, you don’t really know anymore) and you’re looking for your bus stop. Night bus in London, that is the most brilliant invention on earth cause you’ll be home in 30 minutes max, safe and happy. Your legs in the meantime are like doing a tantrum and don’t want to walk properly to the bus stop. You’re moaning against the pavement and the council. After falling 5 times during the 100 meters between the pub and the bus stop, you have a look at the time table with hope, hope killed when you read “Bus 24 in 36 minutes”. You take your smartphone for a Candy/Soda Crush game, also you post some new headline on Facebook/Twitter (e.g: “that frucchaiung pabvemirbent”). You try to find the account of that guy who seemed to be very hot with his hat. A poet/musician he said to you. A first bus pass by, you have a look at it once it’s gone. It was yours. But how come! It said 36 minutes! Ah. Time table changed in between, crap. That time, you won’t have a look at your phone and just keep looking at the road hoping for a next time table change that never comes.
1h – Paris
Qui reveut une tournée de shots? Tout le monde? Yeah! Vous sortez à nouveau votre CB. Vous ne la retrouvez plus. Moment de panique. Ah non, ça va, le barman l’avait gardée au bar comme vous aviez oublié de la reprendre après la dernière tournée. Moment de lucidité: vous priez pour qu’elle passe. Ca passe. De toute façon, votre banquier peut bien aller se faire foutre. Le bar ferme dans 2 heures et a priori, maintenant, c’est l’heure de danser sur la table.
Who wants another round of shots? Everyone? Yeah! You try to find your debit card, can’t find it, you’re almost having a panic attack. Oh no, it’s okay. The barman’s got it. You just forgot to take it back last time you paid your round. You’re paying. Moment of lucidity: you hope it will work. It works and everything is paid. Anyway, your bank can go to hell. The bar is closing in 2 hours and apparently, now, it’s time to dance on the table.

4am – London
Edgware. Mais qu’est-ce que c’est que ça? C’est Edgware Road Station? Ah non non. C’est Edgware la ville. Vous venez de vous réveiller dans le bus éteint, seule, dans le garage à bus. Vous descendez du bus, dans l’espoir que quelqu’un puisse vous aider à retrouver votre chemin. Vous tombez sur les employés hilares de la TFL qui vous reconduisent poliment dehors. Grand moment de solitude quand il faut choisir la direction pour rentrer chez vous et le bus qui vous y conduira. Vous trouvez enfin le bon bus. 40 minutes d’attente. Promis, cette fois, vous ne vous endormirez pas.
Edgware. What the hell is that? Edgware Road Station? Ah no no. It’s Edgware, the city/borrow whatever it is, it is far away from your home. You just woke up in the bus with no light on, alone, in the bus garage. You’re going down, trying to find the driver, no one. The doors are opened, you find your way out and arrive in front of TFL employees laughing at you but helping you politely to find your way out. Massive moment of lonelyness when you have to choose between two directions to go back home and which bus will take you in front of your door. You find it eventually. 40 minutes to wait for the next one. You swear, this time, you won’t fall asleep.
4h – Paris
Rentrer en bus de nuit? Jamais. Vous n’avez pas envie de mourir ce soir ni de vous asseoir dans du vomi. Ni de vous faire vomir dessus. Au mieux. Commence alors la longue quête du taxi. Ils sont tous pris. Vous commencez alors à marcher en direction de chez vous dans l’espoir qu’un taxi de libre croisera votre route avant. Le premier taxi de libre apparaît enfin. A 5 minutes de chez vous. Pas de bol.
Go back home with the night bus in Paris? Not over my dead body. You don’t want to die tonight nor to sit on some vomit nor having someone vomiting on you. You start the main quest of every Parisian on a night out: find a cab. They’re all busy, so you start walking to your place, hoping a cab available will cross your path. The first one available appears, but now, after walking for almost an hour, you’re at 5 minutes from your home.

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